Gérard Larcher face à la presse à la veille du 100e congrès des maires

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10h30, rendez-vous salon Victor Hugo du 15 ter rue de Vaugirard, le président du Sénat Gérard Larcher (LR) s’adresse à un parterre restreint de journalistes. Au même moment, s’ouvre le 100e Congrès des Maires au siège de l’AMF, sur les bords de Seine, quai d’Orsay.

“Le maire reste l’élu qui a le plus la confiance de la population” annonce en guise d’introduction l’ancien maire de Rambouillet. La phrase n’est pas anodine alors que les élus locaux – en première ligne desquels : les maires – s’apprêtent à entrer en opposition de l’Exécutif.

Le congrès des maires est pourtant présenté comme le moment rêvé par l’Exécutif pour parler réforme et économies après neuf ans de bouleversement territorial.

Mais que les maires se rassurent. Pour Gérard Larcher : “la commune est la petite République dans la grande.” Comprendre par là qu’elle sera ménagée à l’heure des grandes réformes attendues dans notre pays.

Stabilité et confiance

C’est promis, finies les années de “disette financière”, tout va repartir de plus belle. Place à la visibilité, à la prévisibilité et – surtout – à la stabilité, promet M. Larcher qui s’est empressé d’ajouter qu’il avait parlé au Président de la République du besoin de “rétablir la confiance avec les élus locaux”.

Le président du Sénat attend des gestes forts, tout en affirmant que cette confiance doit se construire en particulier autour de la responsabilité et de la « co-construction », c’est-à-dire « l’application réelle de la décentralisation, la maîtrise de la dépense publique, la politique du logement et la fiscalité ». Pas sûr que cela soit très convaincant alors que la chambre haute du Parlement s’apprête à recevoir 7000 élus en marge du Congrès des Maires.

Fiscalité

Enfin, l’air du temps est à la fiscalité. Emmanuel Macron a annoncé, et ce dès la campagne présidentielle, la suppression de la taxe d’habitation. En contrepartie, Gérard Larcher annonce avoir proposé au chef de l’Etat de réfléchir “pendant un an” à une nouvelle fiscalité locale – un impôt citoyen – destinée à remplacer ladite taxe. Nous n’en savons pas plus pour le moment.

Pour finir, le Président du Sénat confie “je ne pense pas qu’il y ait trop d’élus aujourd’hui pour servir la France et ces territoires” sur le sujet de la diminution du nombre de parlementaires posé par un journaliste. La révolution des territoires est peut-être en route mais la destination n’est pas proche …

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