2081 communes ont divisé par 2 leur consommation électrique

L’ADEME accompagne les collectivités dans l’optimisation de leur investis‐ sement et la réduction de leur facture énergétique. Avec des conséquences positives directes sur la population, tant en termes économiques que de confort.

L’ADEME a produit un rapport sur les chiffres du bâtiment en 2013, dans lequel elle affirme que la consommation d’énergie dans les bâtiments tertiaires est un enjeu certain de la transition énergétique. Pourquoi la consommation pour l’éclairage n’est-elle pas traitée ?

Dans ce rapport, nous avons souhaité effectuer une approche globale. L’ADEME s’est surtout focalisée sur les usages dont la consommation augmente, comme la bureautique. Mais tout ce qui peut favoriser les économies n’est pas à négliger, et l’éclairage en fait partie. En ce sens, l’ADEME procure des conseils, fait des accompagnements techniques par le biais de sa direction régionale ou de ses Espaces info énergies pour sou- tenir les collectivités dans l’optimisation de leur investissement et la réduction de leur facture énergétique. De manière générale, nous préconisons d’investir dans des équipements plus performants, d’adapter l’éclairage au besoin réel, d’optimiser la régulation et le pilotage des installations.

La consommation des collectivités locales représente 7TWh pour l’éclairage intérieur. Avez-vous des conseils à donner aux collectivités pour réaliser des économies d’énergies ?

Nous croyons qu’il faut avant tout favoriser l’éclairage naturel, en sollicitant au mieux les espaces naturellement lumineux, qui sont meilleurs pour la santé et le confort dans les lieux de travail. Des techniques simples existent : créer des puits de lumière, privilégier les couleurs claires dans la peinture des murs et l’aménagement des pièces, définir l’emplacement des postes de travail en fonction de la lumière naturelle, éviter les salles de réunion dépourvues de fenêtre. En ce qui concerne l’équipement : remplacer les ampoules par des ampoules basse consommation de classe A, utiliser des LED de qualité qui ont une durée de vie supérieure, remplacer les tubes fluorescents T8 par des T5, installer des détecteurs de présence dans les espaces occupés par intermittence et des détecteur de lumière du jour pour n’allumer que quand il le faut. À ce titre, dans le cadre du programme d’investissements d’avenir qui lui a été confié, l’ADEME soutient le projet SmartLight (éclairage intelligent à haute efficacité énergétique), qui développe des luminaires plug and play qui intègrent automatiquement la détection de présence, la variation en fonction de la lumière ambiante. Ce procédé est aujourd’hui en développement et en démonstration en Rhône-Alpes.
Les luminaires avec des détections de présence et de lumière du jour permettent des retours sur investissement de l’ordre de deux ans et demi. Un plan national d’actions pour les achats publics durables, qui prendra en compte un certain nombre de problématiques environnementales et sociales, a été révisé et devrait voir le jour prochainement.

“Le projet d’éclairage intelligent SmartLight se développe en Rhône‐Alpes.”

Vous avez entrepris une opération de soutien au financement de la rénovation de l’éclairage public pour les petites communes. L’ADEME va-t-elle poursuivre ce dispositif ?

La dotation exceptionnelle ne sera hélas pas renouvelée, pour des raisons de réductions budgétaires. Pourtant, le bilan est très positif : 2081 communes ont divisé par deux leur consommation, grâce au soutien de l’ADEME. Dans les communes ambitieuses, la consommation a été divisée par trois ou quatre. C’est une économie significative, qui bénéficie aux concitoyens sans avoir d’effets régressifs sur la qualité de l’éclairage, le tout ayant un effet positif sur les administrés : tant d’un point de vue de confort qu’économique. Dans la mesure où l’objectif a largement été atteint, ce dispositif innovant et stimulant peut désormais se développer sans aide.

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